Qui peut être garant ?

Qui peut être garant ?

Vous vous demandez qui peut se porter caution pour vous ? Commençons par voir ce qu’est un garant et pourquoi il est si important de trouver un garant pour pouvoir se loger. Pour être garant, il faut remplir plusieurs conditions, les plus importantes sont d’avoir une situation stable (CDI hors période d’essai) et de gagner 3 fois le loyer. Le propriétaire est en mesure de refuser un garant s’il estime qu’il ne gagne pas suffisamment. Il y a aussi plusieurs documents à fournir au garant (justificatif d’identité, de revenus, de domicile et de situation professionnelle.

Qu’est-ce qu’un garant ? – définition 

Le garant [aussi appelé la caution] est une personne physique solvable ou une personne morale [banque, entreprise de cautionnement]. 

Un garant est constamment réclamé par le propriétaire pour se protéger des éventuels impayés du locataire. C’est pourquoi il est fortement recommandé de trouver un garant solide pour pouvoir louer. 

En signant l’acte de cautionnement en présence du locataire et du propriétaire, le garant s’engage à couvrir les dettes du locataire en se portant caution pour lui. L’acte de cautionnement prévoit aussi la durée et la nature de l’engagement du garant. C’est en cas d’impayé que le garant intervient. La caution est chargée de rembourser : les loyers + charges non réglés ainsi que les travaux de remise en état en cas de dégradations. 

Il existe 2 types de caution quand on se porte garant : 

  • La caution simple : En cas d’impayé, le propriétaire devra se retourner dans un premier temps contre le locataire pour réclamer un remboursement. Si malgré les relances et commandements de payer le locataire ne paye pas [refus ou insolvabilité] le propriétaire pourra se retourner contre la caution.
  • La caution solidaire : Le propriétaire peut se retourner contre le garant dès le premier impayé.

Avant d’accepter de se porter caution d’un locataire, il faut bien réfléchir au risque financier que cela peut représenter si le locataire ne paye plus. C’est pourquoi il est conseillé au garant d’avoir suffisamment d’épargne pour pouvoir couvrir les impayés. 

Quelles sont les conditions à remplir pour être garant ? 

Tout le monde ne peut pas se porter caution d’un locataire, il y a plusieurs conditions à remplir pour être garant

Ces conditions concernent la rémunération du garant, sa situation professionnelle, les documents qu’il doit signer. Aussi, un propriétaire ne peut pas cumuler un garant ainsi qu’une garantie loyer impayé.

Enfin, c’est le propriétaire qui donnera ou non son accord pour accepter un garant.  

Salaire — Combien un garant doit-il gagner ?

La condition principale pour être garant est d’être solvable et d’avoir suffisamment de revenus pour pouvoir couvrir les dettes du locataire.

Mais alors, combien doivent gagner un garant pour locataire ? En général on considère qu’un garant doit gagner au moins 3 fois le montant du loyer [charges incluses]. C’est le propriétaire qui estimera si un garant gagne suffisamment.

Ex : 

Pour louer un T1 à Paris au prix de 1 000 €, le garant devra gagner au moins 3 000 € par mois. 

Pour louer un T3 à Paris au prix de 1 819 €, le garant devra gagner au moins 5 457 € par mois.

Afin de s’assurer de vérifier la solvabilité de la caution, le propriétaire peut réclamer : 

  • La dernière taxe foncière [si le garant est propriétaire de son logement]
  • Les bulletins de salaire des 3 derniers mois du salarié
  • Un justificatif de pension de retraite [si le garant est retraité]/d’indemnités/d’allocation 
  • Justificatifs de revenus fonciers et immobiliers

Ces documents fournis par le garant permettent de se faire une bonne idée de sa situation financière et s’il sera en mesure de couvrir les dettes du locataire.

Emploi – Le garant a-t-il une situation stable ? 

Au-delà de la situation financière du garant, ce qui intéresse le propriétaire, c’est de savoir si le garant a une situation stable. 

Il privilégiera quelqu’un en CDI hors période d’essai, un fonctionnaire ou un retraité. Les CDD, intermittents du spectacle et les autoentrepreneurs sont considérés comme des profils à risque, car leur situation financière peut plus facilement se dégrader. 

Pour s’assurer de la situation professionnelle du garant, le propriétaire peut lui réclamer :

  • Son contrat de travail 
  • Une attestation de l’employeur 
  • Extrait de Kbis

Propriétaire – Le propriétaire peut-il refuser un garant ?

Oui, le propriétaire peut très bien refuser un garant même s’il remplit toutes les conditions nécessaires. Le salaire demandé peut varier d’un garant à l’autre et d’une ville à l’autre.

Il arrive même que des propriétaires demandent des revenus 4 à 5 fois supérieurs au loyer ou qu’ils exigent plusieurs garants pour une location.

Aussi, les propriétaires n’apprécient pas quand une personne qui se porte garant : 

  • Ait des crédits en cours  
  • N’est pas un proche du locataire 
  • Assure plusieurs locataires à la fois 
  • Habite à l’étranger 

Attention ! Un garant ne peut être refusé en raison de son origine ou de sa religion. 

Quels sont les documents à fournir pour remplir un dossier de garant ?

1 ou 2 justificatifs d’identité : 

Garant physique > 1 seule pièce d’identité [carte d’identité/passeport/permis]

Garant moral > 2 justificatifs [K.bis + justificatif d’identité du référent légal]

1 justificatif de domicile : 

  • Facture [eau, gaz, électricité] 
  • Quittance de loyer du dernier mois [locataire]
  • Taxe foncière [propriétaire]
  • Attestation d’assurance logement datant de moins de 90 jours

1 ou plusieurs justificatifs de sa situation professionnelle : 

  • Contrat de travail/Contrat de stage/Attestation signée par l’employeur
  • Extrait de K.Bis [activité commerciale]
  • Duplicate de la carte de professionnel [profession libérale] 
  • Tout autre justificatif qui témoigne d’une activité professionnelle
  • Certificat d’identification de l’Insee [travailler indépendant]

1 ou plusieurs justificatifs de ressources financières : 

  • Les 3 dernières fiches de paie [salariés]
  • Le dernier avis d’imposition
  • Revenus issus de l’immobilier [titre de propriété, taxe foncière]
  • Indemnités/pension/retraite/caf/allocations/aides sociales
  • Les 2 derniers bilans d’activité [professionnels non salariés]
Quelles sont les charges que paye le propriétaire ?

Quelles sont les charges que paye le propriétaire ?

L’immobilier donne lieu à de nombreuses taxes, certaines sont dues par le propriétaire, d’autres par le locataire. Certaines sont payées par l’un et remboursées par l’autre.

Qui paye la taxe foncière ?

La taxe foncière est un impôt local payé tous les ans par le propriétaire d’un bien immobilier (logement, terrain, parking, résidence principale et secondaire, etc.) du fait de sa propriété. Ainsi, un propriétaire qui n’habite pas son bien payera seulement la taxe foncière. 

En aucun cas, le locataire ne payera la taxe foncière et cette taxe n’est pas récupérable sur le locataire.

Cette taxe est en légère augmentation chaque année pour compenser l’endettement des collectivités locales.

Elle concerne à la fois : 

  • Une propriété bâtie (TFPB)
  • Une propriété non bâtie (TFBNP)

Le site impot.gouv permet de payer la taxe foncière en ligne.

Comment calculer la taxe foncière ?

La taxe foncière est calculée par l’administration fiscale en fonction de la « valeur cadastrale locative du bien » ainsi que d’un taux d’imposition. La valeur locative cadastrale est une valeur établie par les centres des impôts et elle correspond, théoriquement, au loyer annuel que le bien immobilier imposé produirait en cas de location.

Le montant dépend de la taille du logement, mais surtout de la commune où il est situé.

Le taux d’imposition étant voté par les collectivités territoriales, il peut varier fortement d’une commune à l’autre, ce qui rend le calcul de la taxe foncière assez complexe. 

Quelle est la date limite pour payer la taxe foncière en 2019 ? 

  • Si vous payez par courrier : le 15 octobre 2019 
  • Si vous payez en ligne : le 20 octobre 2019. Attention, il y a une majoration de 10 % en cas de retard.

Qui paye la taxe d’habitation ? 

La taxe d’habitation est due par celui qui … habite ! Un propriétaire qui habite son propre appartement devra donc régler la taxe foncière et la taxe d’habitation.

Le locataire paye directement la taxe d’habitation à la commune et le propriétaire n’intervient pas dans ce processus mis à part pour les biens vacants entre 2 locations ou la collectivité locale pourra lui demander de justifier si son bien est loué ou pas.

La taxe d’habitation est calculée selon le même modèle que la taxe foncière (par rapport à la valeur locative et du taux d’imposition).

La suppression totale de la taxe d’habitation sur la résidence principale d’ici 2023

Véritable promesse du mandat d’Emmanuel Macron, la suppression totale et pour tous les ménages de la taxe d’habitation aura lieu pour 2023.

Cette mesure reste un manque à gagner pour les collectivités territoriales. Les indicateurs qui ont permis de fixer la taxe d’habitation ont été fixés il y a 50 ans et sont aujourd’hui obsolètes. 

Bien que la suppression soit annoncée, il est possible que cette taxe soit compensée par un nouvel impôt pour couvrir le manque à gagner des communes.

Qui paye la taxe d’ordures ménagères (TOEM) ?

La taxe d’ordures ménagères, c’est la taxe qui permet de payer le nettoyage des rues. Comme elle profite uniquement à l’habitant, elle est due par le locataire. Elle fait partie des charges récupérables.

Comme elle est payée par le propriétaire, celui-ci a le droit de récupérer la totalité de la somme sur le locataire

 

Loi Elan : Tout savoir sur l’encadrement des loyers en 2019

Loi Elan : Tout savoir sur l’encadrement des loyers en 2019

L’encadrement des loyers : c’est quoi et comment cela marche ? 

L’encadrement des loyers vise à lutter contre la hausse excessive des loyers pour les logements vides ou meublés en France. 

L’encadrement concerne les contrats de logements (vides ou meublés) qui sont en résidence principale ou à usage mixte.

 La loi Elan de 2018 vise à améliorer l’accès au logement, elle précise la loi ALUR de 2014 qui a créé en premier lieu l’encadrement des loyers.

Le propriétaire devra respecter le loyer de référence à compter du 1er juillet 2019.

Quelles sont les communes concernées ? 

L’encadrement des loyers ne concerne que les villes qui sont situées en zones tendues.

 Les zones tendues concernent les zones/communes où il y a une forte densité de population et l’accès au logement est difficile, les prix des loyers y sont élevés et ne cessent d’augmenter. 

Qu’est-ce que l’Indice de Référence des Loyers IRL ? 

Créé en 2005, L’IRL (Indice de Référence des Loyers) est fixé tous les ans, il était de 1,70 % au premier trimestre 2019. L’indice sert à l’encadrement de l’augmentation des loyers.

Le montant du loyer ne peut pas dépasser celui de l’indice. L’IRL est à la hausse depuis des années.

Tableau de l’évolution de l’IRL au premier semestre 2019


Source : ANIL (Agence Nationale pour l’Information sur le Logement)

À titre indicatif, il y a 1149 communes/28 agglomérations (surtout autour de Paris) qui sont en zone tendue en France. Pour savoir si vous êtes en zone tendue, rdv sur le site du Service-Public.

Dans les zones tendues, le loyer d’une résidence principale est plafonné :

  • Lorsqu’il y a un nouveau locataire (remise en location)
  • Lors du renouvellement du bail (même locataire)

1 ère mise en location

1 ère mise en location

Le propriétaire est libre de fixer le montant du loyer

Possibilité d’augmenter son loyer s’il a été sous-évalué 
Attention à respecter les conditions des cas particuliers de la hausse du loyer (en zone tendue à Paris, dans les autres communes).

Le propriétaire est libre de fixer le montant du loyer

Il faut prendre en compte la période durant laquelle le logement était vide/non loué :
(+/- de 18 mois).
Si le logement a été loué au cours des 18 derniers moisSi le logement n’a pas été loué au cours des 18 derniers mois
Le nouveau loyer ne doit pas être supérieur à celui du locataire précédent

En cas de non-révision du loyer pendant 1 an, le loyer peut être légèrement augmenté si celui-ci ne dépasse pas l’IRL (+1,70 %/≈ +129 €). 

il existe 2 exceptions pour dépasser l’évolution de l’IRL :
Sous-évaluation du loyer précédent 
Il y a eu des travaux d’amélioration pour améliorer la conformité du logement depuis le départ du locataire
Le bailleur peut choisir quel montant il souhaite appliquer.

Source : Services Publics 

Pourquoi un retour de l’encadrement à Paris ?

Le retour de l’encadrement des loyers à paris s’est fait pour éviter la flambée des prix de la location à Paris. Le dispositif est entré en vigueur le 1er juillet 2019.

Qui est concerné par l’encadrement des loyers ? 

L’encadrement concerne uniquement Paris Intra-muros et non sa banlieue, il sera expérimenté dans la capitale pour une durée de 5 ans.

Qu’est-ce que le loyer de référence et comment il se calcule ? 

Pour fixer le montant du loyer, les propriétaires doivent prendre en compte le loyer de référence.

Le loyer de référence correspond au loyer médian. 4 critères sont à prendre en compte pour fixer son loyer de référence :

  • Le nombre de pièces : 1, 2, 3, 4 ou plus 
  • La location vide ou meublée 
  • La date de construction
  • L’adresse du logement

Le loyer de référence majoré : = loyer de référence + 20 %Le loyer de référence minoré : = loyer de référence – 30 %

Calcul et simulation du loyer de référence 

Le site officiel du gouvernement met à disposition un simulateur de l’encadrement des loyers. L’encadrement des loyers se fait hors charges.

Loi Elan : Quels changements pour les propriétaires et les locataires après le 1er juillet 2019 ?

La réforme de l’encadrement des loyers pour les propriétaires 

La mesure de l’encadrement des loyers à Paris a été assez mal accueillie par les propriétaires.

Les plus petites surfaces (studios, chambres meublées) sont les plus implantées par l’encadrement des loyers.
Concernant les nouveaux contrats (vide, meublé, bail mobilité) signés après le 1er juillet 2019, les propriétaires sont obligés de respecter l’encadrement des loyers.

Le propriétaire peut fixer son loyer grâce au simulateur de l’encadrement des loyers. Il doit préciser : le nombre de pièces du logement, si la location est vide ou meublée, la date de construction et l’adresse.

Le site fait apparaître 3 mentions : 

  • Le loyer de référence minoré (correspond au loyer de référence minoré de 30%)
  • Le loyer de référence
  • Le loyer de référence majoré (correspond au loyer de référence majoré de 20%)

Calcul montant maximum autorisé :

(Loyer de référence majoré) * (surface en m2 habitable)

Si le loyer habituel > montant maximum autorisé, il faudra baisser ce montant pour un futur locataire.
‎≠

Si le loyer < plafond autorisé, il n’est pas possible de le faire monter jusqu’au plafond (zone tendue). Sauf très forte sous-évaluation de son loyer ou gros travaux, il est interdit d’augmenter son loyer à Paris entre 2 locataires.

Si l’on est déjà au plafond du loyer et que l’on bénéficie d’un très beau logement bien aménagé (ex. : balcon, terrasse, parking), il est possible de faire un complément de loyer.

La réforme de l’encadrement des loyers pour les locataires

L’encadrement ne s’applique pas pour les locataires ayant signé avant le 1er juillet 2019. Ils ne peuvent pas demander une baisse de loyer même si le montant est plus élevé que le plafond actuel autorisé.

Contestations : Les recours en cas d’abus : plafond de loyer, complément de loyer

En cas de contestation : 

  • Du plafond de loyer : le locataire peut saisir le préfet d’Ile-de-France par lettre recommandée avec AR. En cas de refus du propriétaire après jugement du préfet, le propriétaire risque une amende allant de 5.000 à 15.000 euros.
  • D’un complément de loyer abusif : il faut saisir sous 3 mois la commission de conciliation des baux d’habitation.
Les droits et devoirs du locataire

Les droits et devoirs du locataire

Payer son loyer et les charges locatives 

Le loyer 

Le locataire est bien sûr obligé de payer mensuellement son loyer. Il est possible de payer son loyer en espèces, chèque ou virement automatique. Le loyer est le plus souvent réglé en début de mois.
Si le locataire ne paye pas son loyer, il peut s’exposer à des sanctions ou une procédure judiciaire.

Les charges locatives 

Il existe 3 grands types de charges que le locataire doit payer : 

  • Les charges en lien avec le logement et l’immeuble : eau, énergie, électricité, chauffage.
  • Les charges en lien avec la copropriété : entretien de l’immeuble, ampoules, palier.
  • Les taxes locatives comme la TOEM (taxe des ordures ménagères). 

Certaines charges sont récupérables par le propriétaire. Le locataire doit aussi payer la taxe d’habitation. Elle est réglée directement par le locataire auprès de la commune.

S’assurer contre les risques 

Chaque dommage causé par le locataire à l’immeuble pourra lui être reproché, le locataire en est responsable. Il doit s’assurer pour prendre en charge les risques. Le défaut d’assurance peut être un motif de résiliation de bail du locataire.

L’utilisation des lieux 

Le locataire est libre de jouir de son bien (aménagement, invitation de personnes, fumer). Mais il a aussi des obligations. Le locataire doit respecter les règles de la copropriété et du voisinage. Aussi, le logement ne peut pas être utilisé pour un usage professionnel si cela n’est pas prévu dans le contrat. 

Entretenir le logement et effectuer des réparations  

Les petites réparations courantes sont à la charge du locataire. Ces réparations peuvent concerner :

  • L’entretien annuel de la chaudière et/ou du chauffe-eau à gaz
  • La réparation et raccords de : la moquette / lino / parquet / carrelage, la peinture / papier peint  
  • Le remplacement des installations électriques : prises, interrupteurs, luminaires, fusibles, coupe-circuits

Le locataire peut-il faire des travaux et si oui lesquels ?

Il faut discerner les simples aménagements du logement (ameublement, décoration) des transformations du logement.

Aménagement : Le locataire est libre d’aménager son logement comme il veut. Il peut effectuer des aménagements légers sans demander l’accord de son propriétaire : 

  • Effectuer des peintures. Seul des couleurs neutres (blanc, beige) sont autorisées sans l’accord du bailleur. Si des couleurs voyantes sont utilisées, il faudra repeindre avec une couleur neutre avant de rendre l’appartement.
  • Percer des trous dans les murs, mettre des étagères ou des tableaux aux murs 
  • Sécuriser les fenêtres.
  • Poser de la moquette

Transformation : Pour toutes transformations, le locataire doit obligatoirement demander un accord écrit de son bailleur.  

La sous location 

L’accord du propriétaire est nécessaire pour sous-louer sa location. Un loyer inférieur à celui de la location doit être prévu pour une sous-location.

Les droits du locataire / obligations du propriétaire 

Les travaux, réparations et entretiens à la charge du bailleur 

Le locataire a normalement droit à un appartement en bon état avec des équipements fonctionnels. Cependant en cas de mauvais état d’usage en début de bail, le bailleur se doit d’effectuer certaines réparations.   

Le propriétaire doit se charger : 

  • Des réparations urgentes 
  • De l’amélioration des parties communes (cage d’escalier, ravalement de façade)
  • De l’amélioration de la performance électrique (compteur électrique, isolation, chaudière
  • De maintenir la location dans son état normal de fonctionnement (changement de robinets défectueux, toilettes non fonctionnelles, volets déficients). 
  • Faire en sorte que le logement loué soit décent

Le locataire et le propriétaire peuvent s’arranger sur prise en charge de certains travaux.

Le locataire peut prévoir une clause dans le bail qui fixe la nature des travaux et présenter la facture au propriétaire pour se faire rembourser. EX : Supposons que les travaux coûtent 1 000 €, le locataire peut réclamer une réduction sur son loyer sur plusieurs mois pour se faire rembourser.

Attention : il est toujours mieux pour le locataire de se mettre d’accord sur la nature et le mode d’exécution des travaux AVANT d’engager les frais.

Cela évite que le propriétaire ne rembourse pas les travaux car il n’a pas donné son accord.

Le bailleur se doit d’informer le locataire avant la réalisation des travaux :  il peut l’informer par lettre remise en main propre ou par lettre recommandé avec AR. 

Le bailleur doit préciser :

  • La nature des travaux (performance énergétique, travaux d’urgence, améliorations) 
  • La durée des travaux, date de départ

Hors weekend, le locataire se doit permettre l’accès aux ouvriers pour effectuer les travaux.

Le dédommagement des travaux 

Le locataire peut être dédommagé si les travaux durent plus de 3 semaines. En cas de caractère abusif, non-respect des règles fixées, d’impossibilité de vivre dans l’appartement, il est possible de saisir le tribunal d’instance ou de demander une résiliation de bail au tribunal.

Donner congé [à condition de respecter un préavis] 

Le locataire peut quitter son logement à tout moment à condition de respecter des règles de préavis. Pour un bail non meublé, le préavis est de 3 mois, le préavis en location meublée est de 1 mois. Si le logement est en zone tendue, le préavis est de 1 mois. 

Pour donner congé, il suffit d’envoyer une lettre recommandée avec AR ou de remettre la lettre en main propre au propriétaire. Il est aussi possible de procéder par acte d’huissier.

Voir notre article sur le préavis pour plus de détails.

Les visites surprises sont interdites 

Le bailleur ne peut en aucun cas effectuer des visites surprises dans le logement du locataire. Il doit lui demander l’accord. Sinon il y a “violation de domicile”.

Le locataire a droit à un logement décent 

Le bailleur doit obligatoirement louer un appartement décent au locataire. Le logement doit respecter les normes d’hygiène, d’électricité et de sécurité.

Un logement décent : 

  • C’est un minimum de 9 min 2m2 de surface habitable
  • Est sans risque pour la sécurité du locataire
  • N’est pas envahie par des nuisibles [rats, cafards, fourmis…] 
  • Respecte à minima les performances énergétiques [bien voir si le disjoncteur fonctionne] 
  • Permets au locataire de jouir d’un bon usage des équipements fournis [ex. : frigo froid, plaque de cuisson]

Ceci n’est pas un appartement décent

Source : Le Journal Toulousain
La loi Elan – Bailleur

La loi Elan – Bailleur

Promulguée le 16 octobre 2018, la loi Elan s’impose comme la réponse du gouvernement face à l’évolution des problématiques liées au logement, notamment l’amélioration du cadre de vie au quotidien et le développement des territoires. Ses 214 articles ont pour double objectif de faciliter les nouvelles opportunités de construction, et protéger mieux les plus démunis. 

Renforcement du contrôle des locations touristiques

Cherchant à lutter contre le développement de plateformes de location saisonnière, les locations à courte durée sont désormais encadrées.  Le propriétaire doit fournir le nombre de nuitées louées dans l’année sur demande de la commune, sous peine d’une amende de 5 000 euros.

Dans les villes de Paris, Bordeaux ou Lyon, une déclaration préalable de ce type de location est nécessaire, et partout en France, la location ne peut dépasser les 120 nuits par an. Le dépassement de ce plafond expose le propriétaire à une amende allant jusqu’à 10 000 euros en cas de refus.

 Le Bail mobilité

Mettant en œuvre les promesses de la campagne présidentielle, la loi Elan créait un nouveau contrat de location meublée pour les personnes en mobilité (formation professionnelle, apprentissage, service civique…), avec des conditions plus souples : 

  •  durée de 1 à 10 mois non renouvelable ;
  • résiliation à tout moment et sans motif avec 1 mois de préavis
  • charges forfaitaires
  • aucun dépôt de garantie
  • caution Visale pour couvrir les loyers impayés

L’encadrement des loyers 

La loi Elan confirme le retour du dispositif d’encadrement des loyers. 

  • Il est reconduit à titre expérimental pour 5 ans dans les zones tendues.
  •  Pour le reste, il peut être appliqué dans les collectivités locales volontaires, ou sur ordre du préfet quand des tensions locatives sont constatées. 

En cas de non respect de cet encadrement, le bailleur s’expose à rembourser le trop-perçu, et à une amende allant jusqu’à 5 000 euros. 

Dématérialisation du contrat de location résidentiel 

Mettant l’accent sur le numérique, la loi Elan autorise la création d’un bail numérique avec une signature électronique, ainsi que la possibilité de transmettre par voie numérique les diagnostics obligatoires pour la location. 

Avant de signer ce bail, il faut bien sûr convaincre votre propriétaire avec un bon dossier de location ! Pour tout savoir sur sa constitution, voici notre article sur le dossier de location.

Est il obligé d’avoir un garant ?

Un garant est-il obligatoire ? Ce n’est pas obligatoire mais fortement recommandé La majorité des propriétaires réclament systématiquement un garant pour se protéger des loyers…
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Pourquoi passer par un organisme de cautionnement ?

Pourquoi passer par un organisme de cautionnement ?

Propriétaires, découvrez en quoi un organisme de garant pour location peut vous aider à sécuriser vos loyers gratuitement ! En passant par un garant en ligne pour votre locataire vous bénéficierez d’une garantie très complète et gratuite pour vous protéger des impayés. Dites adieu aux loyers impayés et aux démarches interminables avec Unkle !

Pourquoi favoriser un organisme garant plutôt qu’un particulier ?

Garant physique vs garant moral — avantages/inconvénients 

Avantages Inconvénient 

Garant physique

(Une personne proche du locataire)

– Les propriétaires sont familiers avec ce type de garantie 
Gratuit contrairement à la GLI
– Pas de conditions d’activation 
– Le garant ne peut pas se désengager
– Rien ne protège de l’insolvabilité du garant (perte d’emploi)
Possible refus de payer
– Obligé de passer par la justice en cas de refus de payer du garant
– En cas d’impayé, le propriétaire ne peut pas expulser le locataire ni récupérer son loyer

Garant moral /
Organisme de cautionnement

(Une entreprise appuyée pas un assureur) 


– Gratuit pour le propriétaire 
– Loyer 100 % remboursé dès le premier impayé 
– Pas de démarches administratives 
– Pas de délai de carence 
– Pas de franchise 
– Prise en charge de la procédure d’expulsion 
– Loyer remboursé jusqu’à 96 000 €

– Payant pour le locataire 
– Service encore peu connu

L’avantage de passer par un garant moral c’est de bénéficier d’une garantie loyers impayés gratuite, sans condition et immédiate en cas d’impayés. Toutes les démarches se font en ligne et l’organisme se charge des procédures d’expulsion du locataire.

Concernant le garant physique, rien ne protège le propriétaire si celui-ci est insolvable ou s’il refuse de payer. 

Quelles sont les garanties qu’un organisme garant peut m’apporter ?

Passer par un garant moral permet de s’assurer de recevoir son loyer chaque mois en cas de non-paiement du locataire. C’est un gage de sécurité supplémentaire. 

Le garant moral étant une société soutenue par un assureur, les montants garantis sont plus élevés et le risque est moindre.

L’organisme de garant diminue aussi les risques d’insolvabilité des locataires en pré sélectionnant les profils. Une vérification des justificatifs et des pièces permet d’éviter les faux documents. 

Le service fait gagner du temps au propriétaire en sélectionnant lui-même les locataires.

Enfin, c’est un gage de tranquillité, car on est sûr d’être remboursé quoiqu’il arrive sans démarches à effectuer.

Comment les organismes garants fonctionnent-ils ?

Toutes les démarches se font en ligne sur le site de l’entreprise, le candidat locataire ou le propriétaire fait une demande de garant sur le site. Le locataire paie une commission de 3,5 % pour être assuré.Le propriétaire remplit ses coordonnées et celles du locataire. Le propriétaire n’a rien à payer de son côté, il a juste une attestation à signer comme il accepte d’être garanti.

Comment trouver un garant pour son locataire ?

Si le propriétaire souhaite louer rapidement son logement, mais qu’il n’a pas encore trouvé de locataire, il peut appeler directement l’organisme qui lui choisit un locataire garanti. 

Que se passe-t-il en cas d’impayé de la part de mon locataire ?

Si le locataire ne paye plus, il suffit de prévenir l’organisme de cautionnement par téléphone et un remboursement est mis en place dès le premier impayé. La garantie peut couvrir jusqu’à 2 ans de loyers impayés (max : 96 000 €).

Le remboursement se fait immédiatement sans franchise ni délai de carence. La démarche d’expulsion du locataire qui ne paie plus est entièrement prise en charge.

Il n’y a pas de conditions pour bénéficier du remboursement : « pas de relances, pas de lettre de commandement de payer avec AR, pas d’avocat, pas d’huissier, nul besoin d’aller au tribunal

Unkle — la GLI gratuite pour le propriétaire

Quel est l’avantage par rapport à une garantie loyers impayés ? 

La garantie loyers impayés est une assurance qui couvre le propriétaire en cas d’impayés. Elle est payée par le propriétaire et coûte environ 3 à 5 % du loyer charges incluses.

La GLI ne fonctionne pas toujours et ses conditions d’utilisation sont très strictes : 

  • Sélection rigoureuse des locataires (que des CDI, avec des revenus 2,7 fois supérieurs au loyer)
  • Les profils atypiques [CDD, intérims, CDI hors période d’essai] sont mis de côté 
  • C’est le propriétaire qui paye : cela rogne sur son investissement 
  • Le remboursement n’est pas immédiat 
  • La procédure est lourde côté propriétaire : relances, prévenir l’assureur, prouver qu’il a bien vérifié que le locataire était solvable

Pour permettre à plus de personnes de se loger, Unkle.fr a décidé de proposer une “GLI inversée” qui conserve les mêmes garanties que la GLI classique, mais sans tous ces inconvénients.

Est il obligé d’avoir un garant ?

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Qu’est-ce qu’un organisme de caution ?

Qu’est-ce qu’un organisme de garant pour location, comment fonctionnent-ils, qui est éligible, combien cela coûte ? Ces entreprises sont des « garants moraux » qui se portent caution…
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