Dans le cadre d’une location, le garant physique constitue bien souvent l’une des exigences principales des bailleurs. Cette pratique d’un autre temps doit s’adapter aux nouveaux usages.

  1. La courses à la location : un parcours du combattant 

Afin de se prémunir contre les impayés les propriétaires réclament de plus en plus de garanties, à savoir : un salaire trois fois supérieur au montant du loyer, un CDI et un garant physique. 

Le garant lui-même, lorsqu’il est réclamé par un bailleur doit remplir des critères parfois plus exigeants (notamment gagner un salaire au moins quatre à cinq fois supérieur au loyer de la personne garantie).

Des exigences qui rassurent les propriétaires mais qui s’avèrent parfois en décalage avec l’évolution des modes de vie (familles monoparentales, familles recomposées)…et du travail (flexibilité, entrepreneurs…)

Pourtant, tout le monde n’a pas la possibilité d’avoir un garant répondant aux exigences des propriétaires. Certains se voient donc sans motif légitime injustement refuser l’accès au logement. Pour les étrangers en particulier, c’est encore plus compliqué de décrocher un logement sans garant français. Et pour ceux qui ont la possibilité de demander à leur proche d’être leur garant, cette démarche peut souvent s’avérer humiliante voire vexante. 

Vous l’aurez compris, pour le locataire, la recherche de logement peut s’avérer être un vrai parcours du combattant.

2. Mutualisation du risque d’impayés

Le garant physique est l’héritage d’un passé révolu et d’une société anciennement construite sur une stabilité pérenne de la vie professionnelle et personnelle. 

Désormais, la société est en pleine mutation, face à ces changements contextuels le garant physique, ne constitue plus une solution viable pour rassurer les propriétaires.

La mutualisation du risque s’inscrit alors comme une solution viable? Mais par qui faire porter ce risque ? Le bailleur, en lui imposant une assurance loyers impayés au risque de renforcer le rapport de force entre le bailleur et le locataire ? 

Et pourquoi finalement ne pas laisser le choix au propriétaire et au locataire du mode de mutualisation. En optant pour un garant institutionnel, le locataire bénéficie d’un regain d’autonomie au sein du marché de la location, pour une relation locataire-propriétaire apaisée. 

La garantie institutionnelle est souscrite par le locataire et permet d’uniformiser les conditions d’accès au logement. Elle sécurise en même temps l’investissement des propriétaires. Plus efficace que des fiches de paie pour détecter les mauvais payeurs, l’examen de la solvabilité repose sur l’étude d’un “reste à vivre fiable”, qui démontre la capacité du locataire à payer son loyer. 

Contrairement aux propriétaires, parce qu’il est mandaté par le locataire, l’assureur a le droit d’étudier des documents de solvabilité auxquels ni les bailleurs ni les agences gestionnaires n’ont légalement accès. Le tout dans le respect de la sécurité des données transmises qui ne sont en aucun cas diffusées. 

Il est urgent de simplifier les règles de la sélection locative pour s’adapter aux nouveaux usages. 

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